COMMERCE. NO CAR, NO BUSINESS ?

Les conditions de transport sont une autre interrogation majeure à l’heure du déconfinement. De fait, si la permanence du risque sanitaire a des conséquences directes sur l’activité des enseignes et des sites commerciaux (aménagement du point de vente, communication de crise, etc.), le Covid-19 est également susceptible de changer, au moins provisoirement, la donne en raison de l’impossibilité d’assurer un retour à la normale des transports en commun.

Ceci impactera nécessairement la fréquentation des commerces les plus dépendants de ce mode de déplacement. Paris et le centre des grandes villes de l’Hexagone sont concernés au premier chef. Quelques jours avant la date du déconfinement, la RATP annonçait ainsi qu’elle prévoyait de limiter sa capacité de transport à 15 % de la normale pour respecter les consignes de distanciation physique.

Le manque à gagner potentiel semble déjà une évidence pour les commerces situés au sein des quartiers de bureaux les plus denses, dont la fréquentation diminuera en raison de la réduction des migrations pendulaires et de la poursuite du télétravail pour un nombre important de salariés. Les restrictions en matière de déplacements régionaux, inter-régionaux ou internationaux pénalisent aussi pour l’instant les grandes artères commerciales, elles qui drainent habituellement les flux de consommateurs les plus importants.

Face aux craintes et autres désagréments liés à l’utilisation des transports en commun, certains annoncent le retour en force des véhicules individuels, que pourrait en outre encourager la forte baisse du prix de l’essence (- 22 % pour le litre de gazole depuis janvier). Dans le centre des grandes villes, leur usage est toutefois contraint par les restrictions de circulation mises en place. Paris a par exemple décidé de consacrer aux vélos 50 kilomètres de voies habituellement réservées aux voitures, interdisant notamment à ces dernières de circuler rue de Rivoli. Dès lors, la situation actuelle semble plutôt favorable aux zones commerciales de périphérie, où l’usage de la voiture individuelle est le moins restrictif et où les drives connaissent un regain de fréquentation depuis le début de ’épidémie. Enfin, ces territoires bénéficient aussi du report sur leur zone de résidence de la consommation de personnes en télétravail.

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