Le BIM prend le pouvoir

Le BIM (Building Information Modeling) est construit depuis plusieurs années par et pour les professionnels et les usagers de la construction. De l’architecte au maître d’œuvre, en passant par les propriétaires, tout le monde trouve une brique qui lui convient dans cette (pas si) nouvelle manière de partager les plans, auxquels se rajoutent l’ensemble des informations et éléments de la conception à  la mise en œuvre de la construction d’un bâtiment et ensuite sa maintenance technique tout au long de sa vie.

Il était une fois le BIM

Si l’histoire de la construction de bâtiments remonte très loin dans le temps, celle du BIM a aussi des antécédents qui remontent aux années 1990. À l’époque déjà, des entreprises du bâtiment cherchaient comment faciliter la communication et les échanges entre les différents corps de métier qui travaillaient ensemble… mais de manière différente. Architectes, bureaux d’étude, maîtres d’ouvrage et autres professionnels devaient encore trouver un langage commun.

Alors que de plus en plus de données s’échangent maintenant de manière virtuelle, cette recherche est devenue de plus en plus importante. Et le BIM est né.

Aujourd’hui, si on devait présenter le BIM en une phrase, il suffirait de dire qu’il s’agit d’une sorte de maquette numérique s’inscrivant dans un processus reprenant toute l’information technique et référentielle d’un bâtiment en un seul document.

Autopsie d’un BIM

Un BIM doit pouvoir durer dans le temps. Le but est que chaque personne qui le consulte y retrouve les éléments dont elle a besoin. C’est une manière virtuelle de creuser aussi bien dans l’histoire que dans les murs. Le BIM peut contenir des plans bien sûr, une projection en 3D de ceux-ci, mais également des données topographiques, le détail des matériaux, les coordonnées des fournisseurs et les références des équipements intégrés dans la construction,…

Au fur et à mesure de l’avancée du projet, chaque corps de métier peut y ajouter ses propres informations, comme le réseau électrique, la climatisation, l’alarme, les calculs énergétiques… Depuis le 1er janvier 2017, le BIM intègre également le carnet numérique de suivi et d’entretien des bâtiments. Et le tout est automatiquement regroupé en un seul document, comportant simplement plusieurs niveaux de lecture. Et ce document a tout intérêt à parvenir dans les mains des nouveaux propriétaires.

Les avantages du BIM

La fluidité de la communication a été le premier intérêt recherché pour les BIM. Très vite, pourtant, d’autres avantages ont été mis en avant par ses utilisateurs :

  • une meilleure maîtrise des coûts de construction, suivis et analysés en temps réel, en comprenant l’impact des éventuelles modifications ;
  • des travaux d’entretien facilités grâce au modèle 3D ;
  • la possibilité de réutiliser les informations durant toute la durée de vie d’un projet ;
  • une meilleure étude de l’impact environnemental ;
  • des plans marketing plus efficaces, grâce à une présentation virtuelle très documentée.

Le BIM en France

Le BIM est très développé dans les pays anglo-saxons mais reste insuffisamment connu en France. Des formations ont été ouvertes en 2014 au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), dans différentes écoles d’architecture, d’ingénieurs et à l’École spéciale des travaux publics (ESTP Paris). Cette manière de présenter et de lire les plans devrait donc se développer de plus en plus dans les années à venir. Il est également possible de se tourner vers Be to Bim, qui a pour ambition de permettre à tous d’accéder à cette transition numérique. Cette société forme les utilisateurs, mais s’occupe aussi de la maquette numérique, de l’intégration des alertes d’entretien ou du suivi des consommations, de la gestion énergétique… Autant de données qui seront de plus en plus appréciées par les occupants des lieux et qui en faciliteront la gestion quotidienne. Be to BIM accompagne également les professionnels de la filière bâtiment, en Bretagne, au sein de son prochain BIM Center (ouverture en Avril 2017), et propose des expos, conférences, formations (centre de formation), mais aussi des espaces de coworking réservés à la filière bâtiment.

Be to BIM

Be to BIM Center
17 rue de la marine,
PAI le Moustoir,
56950 CRAC’H

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